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BULLETIN EN TOUTE LIBERTÉ

VENDREDI 3 JUIN 2005

SANS ILLUSION SUR LE NOUVEAU GOUVERNEMENT

Je tiens à m'associer à une intelligente campagne

Les défenseurs de la Liberté montent sinon en puissance, du moins en capacité d'initiatives. Le gouvernement n'y est évidemment pour rien. Je tiens ainsi à saluer particulièrement la mobilisation sur toute la France des sympathisants de l'association Liberté chérie qui ont organisé une protestation contre la grève SNCF de ce 2 juin.

À noter que cette grève a été beaucoup moins suivie que ne le pensaient les syndicats et que ne l'annonçaient, au départ, les médiats. C'est un bon signe. À noter aussi que M. Gallois, sinistre technocrate dirigeant le monopole ferroviaire de l'État français (1) avait annoncé une reculade quant aux effectifs pléthoriques de la SNCF. Pas plus que ceux des fonctionnaires de l'État ces effectifs ne seront réduits, malgré un flux constant de départ en retraites.

Il y a en effet deux plaies françaises : à la fois

- ces 28 % d'effectifs dépendant des pouvoirs publics (15 % dans divers pays comparables),

- et le refus de voir la vérité en face et d'en programmer le dégonflage.

Une autre initiative intelligente vient de l'Ifrap et de son directeur M. Zimmern.

J'en mets ci-dessous le texte (2) à la disposition des lecteurs de l'Insolent qui ne le connaîtraient pas et je les invite, en toute liberté, à s'y associer comme je viens moi-même de le faire.

JG Malliarakis
©L'Insolent


(1 ) Pour mieux comprendre la fonction de ce monopole pervers et destructeur, et le contexte de la loi de "nationalisation" du chemin de fer, promulguée en 1937 sous le gouvernement Chautemps, on se reportera utilement aux travaux d'Emmanuel Beau de Loménie.

(2) Cette pétition émane de l'IFRAP

La seule "naïveté" de ce texte, mais elle est évidemment feinte, du moins je l'espère, est de prétendre faire "Appel à Dominique de Villepin". Clause de style, bien sûr. On pourrait aussi faire "appel à Claude Chirac".

Dans mon esprit, il s'agit plutôt de faire pression, à défaut de faire comprendre, au gens du gouverment que nous ne sommes pas dupes des discours sur le prétendu "modèle" social français, producteur de 10 % de chômage officiel.

Appel à Dominique de Villepin, le 2 juin 2005

Appel à Dominique de Villepin, Premier ministre
pour les deux mesures capables de créer des emplois

1 - L'une à l'effet rapide serait de supprimer toutes les restrictions au droit de licenciement et les pénalités pour les entreprises. Actuellement, on estime à un peu plus de 10 % les effectifs que les entreprises pourraient embaucher mais ne le font pas, de façon à se constituer un volant de sécurité, en cas de chute des ventes, pour faire face à la longueur des procédures collectives.
C'est cet obstacle à l'embauche qui a été éliminé au Danemark dès 1993. L'exemple danois montre que cette mesure permettrait de créer  plus de 2 millions d'emplois, notamment au bénéfice des jeunes.

Dominique de Villepin, ayez le courage d'affronter les syndicats pour imposer la flexibilité à la danoise (ou à l'anglaise), courage dont ont manqué tous vos prédécesseurs puisque J.P. Raffarin avait interdit aux députés l'utilisation de ce mot lors du débat sur la loi Borloo.

2 - L'autre mesure qui est à la source de la création massive d'emplois en Grande-Bretagne comme aux USA depuis 30 ans, est de fournir à ceux qui ont des projets de création d'entreprises à fort potentiel de croissance les moyens financiers de les réaliser en incitant des individus qui ont de l'argent, à investir dans leurs projets. C'est la seule solution de financement qui marche. Actuellement, faute d'argent, la taille des entreprises que nous créons et leur nombre d'embauchés est 7 fois plus faible au bout de 7 ans qu'en Grande-Bretagne.
Le rapporteur du budget au Sénat était proche de faire passer la première mesure significative fin novembre 2004, en incitant les seuls qui ont encore de l'argent, les personnes taxées à l'ISF, à investir dans ces créations par une déduction proportionnelle de leur ISF. Mais la mesure, on s'en souvient, avait été barrée par le Président lui-même.

Dominique de Villepin, après le choc du 29 mai 2005, faites tomber les vieux tabous et au lieu de faire fuir ceux qui ont encore les moyens financiers, poussez-les à investir en France et donnez une chance à tous les jeunes qui veulent créer des entreprises.
c.c. à Nicolas Sarkozy, ministre d'État
        Thierry Breton, ministre des Finances

cet appel est signé de

M. Bernard Zimmern, Prÿsident de l'Institut Fran®ais pour la Recherche sur les Administrations Publiques, www.ifrap.org

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