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On ne fait pas dans la dentelle à la rédaction de ce qui se voulait autrefois un journal satirique. Bien évidemment ce message à peine subliminal vient ici confirmer le grand argument entendu depuis des moi contre l'actuel candidat de l'UMP, encore ministre de l'Intérieur. On entre dans la fameuse reductio-ad-hitlerum.
Comme le soulignait Vladimir Volkoff, auquel dois-je le rappeler nous devons aussi la découverte en occident du concept de désinformation comme arme de guerre inventée par les bureaux du KGB, la règle de ce jeu pervers consiste à poser intangiblement, plus de 60 ans encore après la mort de Mussolini : "premier qui dit fasciste à l'autre a gagné !"
Entre ces deux découvertes je me demande s'il ne faut pas établir un lien : en réalité nous connaissons la réponse.
Oui la reductio ad hitlerum des uns et la désinformation des autres forment une seule et même stratégie, plus de 15 ans après l'effondrement de l'Union soviétique elle fonctionne encore. Et la chose opère prioritairement en France.
J'ignore si notre nationalisme peut en tirer gloriole, au moins devons nous en prendre conscience.
Oh j'aurais pu saluer en même temps la disparition de Mme Lucie Aubrac, regrettée car regrettable. On nous assure qu'elle mérite un salut unanime : et, en effet, avoir appliqué avec autant de méthode et de constance les consignes de l'appareil communiste, aussi bien acharné à ne pas soutenir la participation aux maquis des réfractaires du STO, car telle n'a cessé de se manifester la tâche de noyautage des administrations publiques imposée à la résistance intérieure à l'exclusion de tout véritable rôle, de tout engagement militaire, avoir contribué à une vaste opération de liquidation des alliés véritablement antifascistes, que le parti s'était attachés pendant la guerre d'Espagne, y compris Jean Moulin avoir servi cette ligne fluctuante d'un parti aux ordres de Staline y compris lorsque l'alliance hitléro-stalinienne aboutissait entre 1939 et 1941 à se partager l'Europe orientale sur une ligne qui se trouvera confirmée par les accords de Yalta au profit du totalitarisme soviétique voila bien une constance de ce fameux couple Aubrac dont l'admiration relève bien de l'exercice imposé au nom de l'unanimisme.
Je me demande simplement si cet unanimisme lui-même ne représente pas la face molle des mots d'ordre communistes appelés aujourd'hui politiquement corrects.
Tant que la France se condamnera elle-même aux querelles et aux consignes des anciens serviteurs du système rouge elle demeurera captive de leurs erreurs et complaisante vis-à-vis de leurs crimes.
Dans ce cadre réaffirmé, le pauvre Bayrou va donc nous être présenté comme le nouveau rempart contre l'inoxydable menace fasciste ! Comparée à l'extravagance même dans la dénonciation de ce danger, l'improbable efficacité du remède proposé me semble véritablement l'emporter en dérision !
Bayrou recevant discrètement le soutien des éléphants du parti socialiste, préparant tel Strauss-Kahn une alliance socialo-centriste, annoncée pendant 25 ans par la Mitterandie, voilà une confirmation de ce que nous pressentions au début de la campagne : tout paraît redevenir possible, le meilleur comme le pire, et peut-être même le moins mauvais, et pire encore le plus que médiocre.
Le redressement de Ségolène Royal lui aussi ne doit pas se voir entièrement écarté. La leçon à retenir cependant nous confirme que les crocodiles du marigot socialiste n'ont pas perdu leurs crocs, ils sauront trouver d'autres compères, s'abriter derrière d'autres cache-misère, se repaître d'autres formules.
La gauche caviar miserait-elle sur Bayrou ? Elle conservere de toutes manières deux fers aux feux. Nous devons la considérer en tout état de cause comme une menace permanente.
JG Malliarakis
©L'InsolentL'Enregistrement de notre libre chronique est installée chaque matin en pot-de-caste sur le site d'ARCOLE
1. On lira évidemment avec profit au sujet de cette appellation "socialiste" le livre Socialisme maçonnique par AG Michel (Ed. du Trident, 2006).