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Sceau personnel de JG Malliarakis

CHRONIQUE DE L'EUROPE LIBRE

VENDREDI 13 JUIN 2003

L'INDE EN PREMIÈRE LIGNE FACE À L'ISLAMO TERRORISME

le ministre indien Advanile dictateur pakistanais Musharaf

Ci-dessus à g. le ministre indien M. Advani à dr. le dictateur pakistanais Musharaf

Le 12 juillet, Radio France Internationale, souvent intéressante quoique toujours politiquement très correcte, très à gauche au nom du service public de l'information, faisait des gorges chaudes à propos de l’Inde où, à ce qu’il paraît, le gouvernement hindouiste du BJP serait affreusement déstabilisé.

La raison en serait l’aboutissement du travail de recherche des archéologues sur le site d’Ayodhya. On sait que depuis plusieurs années autour de ce lieu transformé en mosquée par l’Empire musulman des Moghols, oppresseur et massacreur de l'identité indienne, une opposition farouche déchirait d’une part les islamistes et d’autre part les groupes activistes d'avant-garde de l’hindouisme.

Pour ceux-ci, selon une croyance, d’ailleurs assez récente puisqu’elle ne semble attestée que depuis le XVI siècle, non seulement sous la mosquée aurait existé autrefois un temple hindou, mais bien plus encore c’est à cet endroit que le Dieu Rama serait né !

Cette légende typiquement identitaire a des correspondances dans les mythologies païennes européennes, si l’on pense par exemple au plateau de Lassithi en Crête, lieu mythique de la naissance de Zeus…

S’agissant d’Ayodhya, bien évidemment, le mythe hindouiste se rattache à l’idée que cette immense nation de 600 000 villages, et qui compte aujourd’hui un milliard d’hommes, a pour racines spirituelles le panthéon foisonnant, troublant et, pour dire le vrai, attachant, de cette religion nationale "dont le cœur est assez grand," disent ses adeptes, "pour accueillir Bouddha, Moïse, Jésus et Mahomet".

Et depuis plusieurs années aussi, les médias politiquement corrects ne pardonnent pas aux identitaires indiens et extrémistes hindouistes d’avoir, lors d’une émeute, brûlé la mosquée sacrilège d’Ayodhya.

Or, les "scientifiques objectifs" ont conclu leurs fouilles en disant que, non, décidément, le temple hindou antérieur ne semble avoir laissé aucune trace et que par conséquent le Dieu Rama ne pouvait pas être né à Ayodhya…

Voilà ce que Radio France Internationale — où l’on reste secrètement adepte du culte de la Déesse Raison, institué par Robespierre en 1795 — imagine de nature à ébranler le gouvernement Vajpayee.

On se souvient, pour ne citer qu'un exemple, qu’en 1969, lors de l’expédition lunaire américaine, certains nous avaient dit doctement que c’était la fin de l’islam puisque le Coran considère que l’homme ne saurait aller dans la Lune.

Les 30 ans écoulés nous ont montré à quel point, pour sûr, l’islam a été impressionné.

La vérité c’est que l’Inde (1), pays démocratique, attaché à son indépendance et majoritairement hindouiste est en passe de devenir une grande puissance active sur la scène internationale, économiquement en pointe sur les marchés mondiaux et parfaitement à même de s’affirmer face à l’islamisme.

Retenons par exemple que les 57 États de la Conférence islamique additionnés comptent une population (presque) égale à celle de l'Inde…

Ceux qui feignent de ne pas le comprendre auront des déconvenues.

Cet été, des élections régionales auront lieu dans 5 États dont 4 sont gérés par les opposants du Gouvernement actuel, par le bon vieux parti du Congrès. Le BJP Janata ne dirigeant aucun de ces États, non seulement il n’a pas grand-chose à craindre, mais le gouvernement de Atal Behari Vajpayee a l’intention de mener l’offensive contre la mauvaise gouvernance et la corruption du parti du Congrès et contre les amis du Pakistan.

La radio d’État française d’ailleurs aurait gagné à analyser le 12 juin les propos tenus la veille à Los Angeles par le vice-premier ministre indien Advani. Celui-ci a rencontré notamment les représentants de 70 associations d’Indiens (2) et d’Hindous, soulignant que l’Inde ne serait jamais ni un État théocratique ni faussement laïciste…

Son propos essentiel était d’appeler à une lutte commune des Américains et des Hindous contre le terrorisme islamiste, il emploie l’expression de terrorisme djihadi, qui a fait en un seul jour plusieurs milliers de victimes aux États-Unis, mais qui a fait, aussi, 60 000 morts sur le territoire de l’Inde, notamment, mais pas seulement, dans la province indienne du Jammu-Cachemire.

Très clairement aussi M. Advani a mis en cause le régime pakistanais de Musharaf dont il observe que le pays demeure le foyer majeur de l’islamo-terrorisme.

Cette affaire souligne un antagonisme dont il serait temps que l’Europe se préoccupe en mettant un terme aux complaisances vis-à-vis du Pakistan.

Jean-Gilles Malliarakis

(1) que son gouvernement soit démocratiquement et alternativement dirigé par le BJP ou par le parti du Congrès.

(2) … enfin, d'Indiens originaires de l’Inde, pas de Peaux-rouges amérindiens.

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