Revenir à la page d'accueil ... Accéder à nos archives ... Accéder au Courrier précédent... Le Courrier des libertés sociales du jour

CHRONIQUE DE L’EUROPE LIBRE

LUNDI 11 AOUT 2003

QUAND DONC LA FRANCE OFFICIELLE COMPRENDRA-T-ELLE LE DANGER ISLAMO-TERRORISTE ?

Le monde a encore reçu un signe de l’effrayante solidité des réseaux terroristes et de leur volonté de frapper systématiquement des innocents

En cette deuxième semaine du 23e mois après le 11 septembre 2001, le monde a encore reçu un signe de l’effrayante solidité des réseaux islamo-terroristes et de leur volonté de frapper systématiquement des innocents.

Le 5 août on a ainsi enregistré un nouveau crime des correspondants d’Al-Qaïda en Asie du Sud-est avec l’attentat contre l’Hôtel Marriott à Djakarta. Avec 10 morts à son tableau de chasse cela monte à 396 le nombre des victimes de cette impressionnante série d’actes anti-occidentaux dont on doit préciser qu’ils n’ont rien à voir ni avec l’affaire d’Irak, ni avec la Palestine, ni même avec les suites de la guerre menée en Afghanistan avec le soutien des Nations unies.

Les 396 morts et les centaines de blessés qui s’y ajoutent sont les témoignages sanglants égrenés mois après mois de la simple persistance, du Maroc à l’Indonésie des réseaux d’Al-Qaïda et ils frappent l’Occident. Nous devrions logiquement comprendre que les victimes russes, indiennes, balkaniques ou autres, frappées de la même manière et selon les mêmes mots d’ordre, appartiennent, dans le Proche-Orient, au même martyrologe et s’il le faut nous pourrions aussi rappeler que 11 Français sont sur la liste des morts, frappés au Pakistan.

Le symbole même de l’Hôtel Marriott de Djakarta n’est pas non plus indifférent puisque cette puissante chaîne possédait avant le 11 septembre un hôtel de 818 chambres détruit dans le World Trade Center.

Il ne devrait y avoir aucune place pour le doute quant au péril mondial auquel nous sommes confrontés, péril qui certes ne vient pas de la religion islamique, dans son ensemble, dans sa diversité et dans sa complexité (1) mais qui, hélas, ne semble pas avoir été encore combattue avec la force qu’il faudrait par les autorités musulmanes présentées pour modérées.

En réalité, pendant le même temps on a vu se multiplier les complaisances, pour ne pas dire les courbettes, de la pensée dominante en Occident en direction de nos merveilleux amis du monde musulman.

Le Figaro du 2 août relatait ainsi chaleureusement l’événement de l’ouverture d’une mosquée à Grenade. C’est évidemment la première fois depuis la remise des clefs de l’Alhambra le 2 juillet 1492 au roi d’Espagne, Ferdinand d’Aragon. Cet établissement n’est pas unique en Espagne : il y a l’orgueilleuse mosquée M-30 dominant la banlieue de Madrid. Il y a près de Malaga un grand centre financé et contrôlé par les wahhabites saoudiens. De même à Gibraltar, écrasant de sa hauteur une petite chapelle catholique, l’Angleterre a laissé construire une mosquée non moins saoudienne, premier monument visible sur le continent européen depuis les côtes marocaines. De même l’Attique lance-t-elle sa première mosquée depuis le départ des Turcs. Quant à la France, ce qui semble étonner certains ce n’est plus la prolifération des lieux de culte islamique, c’est la persistance du culte chrétien. Nous en sommes d’ailleurs au point où l’on parle de redéfinir la laïcité française non plus vis-à-vis du catholicisme mais vis-à-vis de l’islam.

Est-il excessif de présenter de la sorte une situation qui devrait être totalement disjointe de la question de l’islamo-terrorisme ?

Est-il exagéré de s’intéresser au cas du premier condamné responsable de l’attentat de Bali qui fit 202 morts en octobre 2002. Cet Amrozi bin Nurasyim, âgé de 41 ans n’est plus tout à fait un jeune exalté. Ce père de 3 enfants était chez lui quand la bombe a explosé et le rapport de police nous informe qu’il "était content que la bombe ait bien fonctionné". À son procès, il n’a guère manifesté le sentiment de repentance. Un simple regret pour les victimes indonésiennes, mais certainement pas pour ceux qu’il désigne pour les Blancs, parmi lesquels 88 touristes australiens innocents.

N’est-on pas en présence du racisme à l’état le plus brut, celui que l’on retrouve aussi explicitement dans le discours du dictateur Mugabe au Zimbabwe, le racisme anti-blanc.

La France officielle, si soucieuse du racisme, ne se préoccupe hélas dans toutes ces affaires de réseaux criminels islamo-terroristes que de défendre ses ressortissants, même lorsqu’ils sont indéfendables. Ainsi, Zaccarias Moussaoui est-il souvent présenté comme l’innocente victime française de la paranoïa américaine consécutive au 11 septembre.

Ainsi se félicite-t-on de l’acquittement, ce 9 août par la chambre criminelle de Rabat, d’un ressortissant français dans le procès de l’attentat de Casablanca. Tant mieux, puisqu’il clamait son innocence. Mais que dire de ce Pierre Robert, renégat, converti à l’islam, présenté comme l’un des émirs de la Salafia Jihadia homologue marocain d’Al-Qaïda. Faut-il le soutenir parce qu’il détient un passeport français ? Il est vrai que beaucoup de Français trouveraient normal de juger en France un crime commis en Lituanie dès lors que le meurtrier est Français, toxicomane, riche et surtout de gauche…

Dans cette effrayante capitulation de l’Europe, au lieu de redresser la tête et de chercher à nous rendre dignes du glorieux passé de la France et à apporter notre pierre à la construction d’une Europe forte et libre, nous éprouvons le sentiment que la France officielle s’acharne et se complaît dans l’abaissement.

Est-ce seulement de l’aveuglement, de la stupidité ? Après tout jusqu’aux derniers mois les autorités indonésiennes, sous la présidence de Mme Megawarti Soekarnoputi, n’avaient pas été très brillantes dans la lutte contre l’islamo-terrorisme. Et puis, il semble que désormais dans toute l’Asie orientale et même en Chine on ait décidé de sévir contre des réseaux qui endeuillent l’Extrême Orient, du Sin-Kiang aux Philippines, en passant par le Cachemire.

Alors ce qui a été possible à Mme Soekarnoputi doit certainement être dans les moyens des énarques que le monde nous envie.

JG Malliarakis

(1) À tout prendre, en effet, les vrais musulmans, face aux terroristes se réclamant de l’Islam, pourraient opposer le Coran, Sourate 5, "La Table servie" où il est écrit : "Que la haine envers un peuple/qui vous a écartés de la Mosquée sacrée/ne vous incite pas à commettre des injustices". Pourquoi ces vrais musulmans ne le font-ils pas ?

Revenir à la page d'accueil ... Accéder à nos archives ... Accéder au Courrier précédent... Le Courrier des libertés sociales du jour

Vous pouvez aider l'Insolent ! : • en faisant connaître notre site à vos amis • en souscrivant un abonnement payant